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Si Senghor m’était conté : cinq poètes et un griot

Un spectacle produit par le Marché francophone de la poésie à l’occasion de l’année Senghor

Montréal, mai 2006 — Le Marché francophone de la poésie de Montréal célèbre le centenaire de la naissance de Léopold Sédar Senghor (1906-2001) par la création du spectacle Si Senghor m’était conté. Les deux invités d’honneur de la 7e édition du Marché francophone de la poésie, Alain Mabanckou (Congo) et Jean-Marc Desgent (Québec), participeront à l’événement.

Le spectacle Si Senghor m’était conté, qui aura lieu le vendredi 2 juin 2006, à 21 heures, sur la scène du chapiteau du Marché, place Gérald-Godin, réunira, en plus des deux invités d’honneur, trois autres poètes-diseurs : Sokhna Benga (Sénégal), Hélène Monette (Québec) et Jean-Pierre Verheggen (Belgique). La conteuse et comédienne québécoise d’origine haïtienne Joujou Turenne jouera le rôle du griot. Le poète et directeur général des éditions Mémoire d’encrier Rodney Saint-Éloi assumera la direction artistique, et le multi-instrumentiste Georges Rodriguez (kora, balafon et percussions), l’animation musicale.

La Maison de la poésie produit Si Senghor m’était conté en partenariat avec la Délégation Wallonie-Bruxelles, l’Organisation internationale de la Francophonie, le ministère des Relations internationales, l’arrondissement Plateau-Mont-Royal et la Ville de Montréal.

Senghor a marqué le Québec et ses poètes

Ce spectacle mettra en évidence l’influence de Senghor sur la pensée et la sensibilité de nombreux créateurs québécois. Par son lyrisme puissant et souvent revendicateur jusqu’à la sensualité, Senghor, qui considérait sa poésie plus déterminante que son action politique, a non seulement donné une voix à l’Afrique noire francophone, mais a uni son chant aux autres grandes voix de la décolonisation. On ne s’étonnera donc pas des liens qui unissent de nombreux poètes québécois ou membres de la Francophonie à son œuvre. D’autant plus que Senghor fut le premier à considérer le métissage comme un apport favorable, ou une voie incontournable, à l’identité de l’Homme universel, un concept partagé par de nombreux artistes et intellectuels québécois.

Le spectacle Si Senghor m’était conté réunira des poètes québécois d’origines diverses dans leur lutte pour l’affirmation d’une langue française multiple, concrète et « pittoresque », au sens où l’entendait l’auteur des Éthiopiques. Une langue, ou plutôt des langues qui, selon Alain Mabanckou, sont aujourd’hui essentielles à la vitalité de la littérature française, voire à sa survie.

Pour le poète Jean-Marc Desgent, dernier lauréat du Prix du Gouverneur général pour son recueil Vingtièmes siècles et lui aussi invité d’honneur du Marché, la poésie de Senghor tire toute sa force du fait qu’elle « [met] en scène le drame intérieur des paradoxes obligés de l’individu errant et du collectif nié ».

Une table ronde éclairée des questionnements de Senghor

Jean-Marc Desgent (Québec), Joël Des Rosiers (Haïti-Québec), Alain Mabanckou (Congo-France) et Christiane Ndiaye (Québec) sont les invités de la table ronde animée par Jean-Claude Castelain : Quelle place pour la poésie de langue française?, qui se tiendra le samedi 3 juin, à 14 heures 30, sous le chapiteau de la place Gérald-Godin.

Les poètes, du fait du peu de visibilité réservée à la poésie par les médias, les librairies ou les bibliothèques, se sentent responsables de la place qu’occupe la poésie dans la société. Cependant, les invités à la table ronde ne sauraient manquer, de par leurs origines, leurs occupations ou leurs champs d’étude, d’étendre la discussion à la pluralité de la poésie d’expression française et à sa place dans la poésie mondiale.

À propos du Marché francophone de la poésie et de la Maison de la poésie

Le Marché francophone de la poésie est un événement dédié à la poésie d’expression française et à ses créateurs qui s’adresse aux professionnels et au grand public. Présentée par la Maison de la poésie, cette fête printanière réunit des maisons d’édition de la Francophonie sur la place Gérald-Godin du métro Mont-Royal et propose un programme varié d’activités.

Fondée en 2000, la Maison de la poésie, située rue Saint-Hubert à Montréal, a pour mission de faire connaître et apprécier la poésie d’expression française en organisant diverses activités à l’intention du grand public et des professionnels. La Maison de la poésie a également pour rôle de promouvoir la poésie québécoise dans la Francophonie.

Dates et heures :

Si Senghor m’était conté, le vendredi 2 juin 2006, à 21 h
Quelle place pour la poésie de langue française?, le samedi 3 juin 2006, à 14 h 30

Lieu : sous le chapiteau de la place Gérald-Godin (métro Mont-Royal)

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Source : Maison de la poésie de Montréal

Renseignements : Luce Davidson, relations publiques
                              (514) 484-2082
                              luced@sympatico.ca